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Star Wars

16 février 2018

Star Wars en péril n’est pas… vendre il fera !

Jett était un petit garçon comme les autres. Fasciné par l’Empire galactique, sa vaste chambre d’enfant était peuplée de figurines Star Wars. Il aimait par-dessus tout organiser des combats de jedis, les guerriers de l’espace. Luke Skywalker finissait toujours par triompher de l’effroyable Dark Vador. Même si ses sœurs partageaient ses jouets, elles préféraient brosser le chevelu Chewbacca dans le sens du poil ou marier le beau Anakin avec la Princesse Padmé pour la énième fois. “Les enfants, votre père est rentré de son tournage !” Jett n’est pas vraiment un garçon comme les autres : George Lucas est son père.

Star Wars creator George Lucas.

Le réalisateur américain, George Lucas, a fait de plusieurs générations de garçonnets une armée de guerriers depuis la sortie de la première trilogie Star Wars entre 1977 et 1983. Il a créé un monde science-fictif où cohabitent humains et extraterrestres. Les plus sensibles d’entre eux, percevant la Force, sorte d’énergie vitale, parviennent à la maîtriser et deviennent des jedis, des hommes courageux maniant le sabre laser. Les personnages de la saga sont uniques et universels. A ce titre, le célèbre Yoda force l’admiration par la sagesse de ses propos. L’aspect philosophique de l’œuvre n’a pas rebuté les enfants qui ont trouvé dans ces personnages de puissantes idoles.

Depuis la création de Star Wars en 1977, la franchise a rapporté 33 milliards de dollars. A chaque sortie au cinéma, les produits dérivés rapportent plus que les films. Racheté en 2012 par la Walt Disney Compagny pour la somme de 4,05 milliards de dollars, l’univers Star Wars est en continuelle expansion car Disney sait tirer profit de l’engouement de ses fans. Sa stratégie marketing ? Se servir des films comme vitrines commerciales !

Chaque année, avant Noël, est projeté le dernier opus. Les adultes nostalgiques avec leurs enfants sont immanquablement attirés par le pouvoir de la Force au cinéma et vibrent à l’unisson dès les premières notes du célèbre générique. Par conséquent, le cadeau idéal des enfants provient de cette galaxie très lointaine. Les jeunes padawans (apprentis jedis) étaient donc nombreux au Noël dernier à brandir un faux sabre laser. Ebay, depuis sa création, admet par ailleurs en avoir vendu près de 12 000 exemplaires.

Cette année, les peluches animées des porgs ont particulièrement boosté les ventes. Apparues l’espace de trois nanosecondes à l’écran de l’épisode VIII Les Derniers Jedis, ces irrésistibles chimères, mi-hamster, mi-pingouin, ont conquis le cœur des plus jeunes spectateurs. Le Père Noël s’en souvient encore ! De même, le robot R2-D2, mascotte originelle de la saga, a été occulté par le rondouillet droïde BB8 dans un souci de modernité.  Depuis septembre 2015, le modèle réduit de ce drone est vendu par la start-up Sphero pour être télécommandé en Bluetooth avec votre smartphone. Le jouet parfait pour les grands enfants !

A l’origine, George Lucas désespérait de réaliser son projet interstellaire et consentit à ne pas être payé pour son travail de

 réalisateur par la 20th Century Fox. En échange, il touchait 40% des recettes et des droits sur le merchandising. Au départ, les bénéfices sont minces. Puis le réalisateur s’est enrichi à la vitesse lumière grâce à la vente des goodies. Entre 1978 et 1985, ce sont près de 300 millions de figurines Kenner Star Wars qui se sont écoulées. Récemment, la bouteille Volvic a adopté pour son packaging le look des personnages légendaires. Et le sage Yoda d’en déduire : Star Wars en péril n’est pas, vendre il fera !

Lou et l’homme au chapeau de l’agence 33 degrés