Forge de Laguiole

Forge de Laguiole

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Retour en terre natale

forge-de-laguioleÉté 1987 : Philipe Starck, designer débutant, le sourire enjoué, accroupi dans l’herbe verte, esquissait d’un trait de crayon une immense lame sur le toit d’une usine. « Elle sera plus haute que le clocher de l’église ! » lançait-il avec audace.

Es-tu déjà allé sur le plateau de l’Aubrac pour y respirer l’air le plus pur de France? Ou pour y savourer le merveilleux aligot cuisiné dans l’un des burons (tu chercheras dans le Larousse) qui en a jalousement gardé la recette?

Si tu t’es offert ce plaisir, alors tu t’es sans doute approché de l’usine de la Forge de Laguiole. Tu sais, cet écrin d’aluminium sorti de nulle part qui ressemble à un TGV qui fonce à vive allure dans un virage, avec une immense lame sur sa locomotive qui fait penser à un éperon de requin. Après 80 années d’exil à Thiers, le couteau a repris racine dans sa ville d’origine en 1988. 

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C’est ici que se fabriquent les plus beaux couteaux de Laguiole (prononcez « Layolle »). Les lames y sont forgées en acier 440 « quasi-inoxydable ». Une vraie pièce d’ouvrage et de valeur. Yann Pennor’s, qui commençait sa carrière, en dessina le logo.
C’est grâce à Starck et Pennor’s, ces deux designers de talents, que cet objet traditionnel a repris forme, aspiration et vie, sur sa terre natale. couteau_forgetriabd2-z