François Turcas

François Turcas

Un entrepreneur… au service des entrepreneurs !

François Turcas préside aux destinées de la CPME depuis 1992. Haut-savoyard, il est né à Paris en 1946 avec un esprit de conquête assurément déjà développé. Enfant, il se rêve militaire. Il est scolarisé dans la dernière Ecole Royale Militaire de Soreze dans le Tarn entre 1961 et 1967. Au cours de ces années de compagnonnage il découvre l’importance de l’entraide lorsqu’en guise de punition il est enfermé trois jours durant et que ses camarades cherchent activement à le libérer en lui faisant passer les résultats des devoirs de maths sans quoi il ne pouvait sortir du séquestre. Pendant son adolescence, il se tourne vers le judo qu’il pratique à un bon niveau au point de devenir à 18 ans champion de France junior. Après un essai non transformé au baccalauréat, il renoue avec son rêve d’enfant et rejoint pour 14 mois le régiment des parachutistes 6ème RPIMA. Son statut de sous-officier forge définitivement son caractère conquérant et ses 67 sauts en parachute alimentent son goût du risque.

École Royale Militaire de Soreze
6ème RPIMA

François était l’aîné d’une famille de cinq enfants, et son père était à l’époque Directeur Général des Papeteries de Voiron et de Gorges. Suite au déménagement de sa famille à Lyon, il trouve un emploi dans la société lyonnaise MAJOR MAGGIORE, spécialisée dans la location de véhicules, quai Gailleton (Lyon 2ème). En cinq mois à peine, il passe du statut d’employé de comptoir à celui de directeur commercial. Puis il devient Directeur Commercial chez SODAP, société familiale. Son activité se concentre sur les adjuvants du béton dans le bâtiment. En sept ans, il en fait une multinationale en ouvrant sept antennes dans le monde : en Iran pour commencer puis au Maroc, au Liban, en Arabie Saoudite … Respecté dans le milieu, il est contacté par les renseignements militaires et obtient la permission de passer sur une route militaire entre Damas et Palmyr. Un jour, alors qu’il se trouve dans un bar avec des amis, il convie un inconnu solitaire à se joindre à eux pour partager un verre. Après cet épisode, il reçoit un chèque quelques mois plus tard d’un montant de 1 000 000 € pour la construction d’une usine à Homs, dans cette Syrie martyrisée aujourd’hui. Il apprendra plus tard que cet inconnu n’était autre qu’un milliardaire, M. Farès ATTAR, qui avait apprécié sa compagnie. Cette anecdote révèle ses qualités relationnelles et sa convivialité qui lui ont toujours été bénéfiques dans sa vie professionnelle. Ce don des affaires le pousse même à entreprendre en solo. Il a le goût du risque, et ce risque s’avère payant.

Après avoir cédé SODAP au groupe Lafarge en 1990, il crée sa société PROLI avec le groupe AMORIM (Portugal), n°1 mondial du liège.

En 1992, François Turcas fonde avec dix-neuf associés une organisation patronale interprofessionnelle privée et indépendante, la CGPME, qu’il préside. Il souhaite défendre les PME au niveau national en instaurant un dialogue avec les pouvoirs publics et les partenaires sociaux. Sa confédération suit les entreprises de petite et moyenne envergure dans leur développement, en ayant soin de faire abstraction de leurs soucis financiers parce qu’elle se fonde davantage sur la crédibilité de leurs projets que sur leur compte en banque.  Les patrons qui ne se versent pas de salaire pendant plusieurs mois pour voir leur activité se développer sont malheureusement monnaie courante. Mais des ateliers collaboratifs sont régulièrement organisés pour estimer les besoins plus spécifiques de chacun des adhérents, petits et grands, notamment pour les soutenir moralement et étendre leur marché à l’international.

La villa Bini

Comptabilisant 20 adhérents fondateurs à ses débuts, la CGPME réunit déjà 1000 adhérents en 1997. Ce nombre symbolique est fêté au cours du mythique « banquet des mille » en compagnie du Premier ministre de l’époque, Alain Juppé. A la même époque, la CGPME fait l’acquisition de la villa Bini, à la sortie du métro Gorge de Loup, au 55 rue Sergent Michel Berthet (Lyon 9ème). Dans cette maison Renaissance, entièrement rénovée, siège l’actuelle CPME Auvergne Rhône-Alpes et du Rhône, renommée ainsi depuis peu. 24 ans après sa création, elle accueille et suit aujourd’hui 11 000 adhérents, dont 3500 dans le département rhodanien, soutenus dans leur développement par la confédération.

Ce partenariat n’aurait pu voir le jour sans l’investissement moral et financier de François Turcas. Il n’a même pas hésité à donner sa caution personnelle. Son sens du risque lui fait entreprendre là où personne n’aurait osé le faire. Avec pour seuls alliées sa persévérance et sa bonne étoile. Il a su s’impliquer corps et âme dans des projets auxquels personne ne croyait. La rénovation de la Villa Bini, ancien squat d’un quartier ouvrier, en est la plus belle illustration. Suite à l’épanouissement croissant des adhérents de la CPME, François Turcas reçoit les insignes de chevalier de la Légion d’honneur en 2006. Dix plus tard, il est nommé vice-président national de la CPME en charge de l’international.

Même si notre brillant entrepreneur a annoncé son retrait progressif des affaires, il est toujours aussi actif au sein de la confédération. Il souhaite que perdurent après son départ son ambition entrepreneuriale et l’esprit de famille de la maison qu’il a eu à cœur de faire régner depuis maintenant vingt-cinq années. La maison CPME ne se résume pas à une jolie façade et des murs ancestraux : c’est un lieu de vie où la confiance, l’amitié et l’investissement animent autant les salariés que les adhérents.

François Turcas a ainsi donné vie à sa vocation : être un entrepreneur … au service des entrepreneurs !

Lou et l’homme au chapeau de l’agence 33 degrés